Gmail offline : lire ses emails hors connexion se faisait depuis longtemps ! (IMAP+Thunderbird)
Le grand buzz du moment au sujet de Gmail : il est “maintenant” possible (avec Google Labs et la version anglaise) de consulter ses emails hors connexion : grâce à Google Gears, le logiciel (webmail) peut rester présent sur votre ordinateur une fois déconnecté, tout comme le cache local des emails (vous pouvez ainsi consulter vos derniers emails reçus une fois offline).
Une fonctionnalité relativement innovante
Il y a bien un certain côté innovant dans cette nouveauté : d’habitude le webmail devenait inaccessible une fois déconnecté. Maintenant vous pouvez utiliser Gmail depuis votre navigateur même hors ligne (avec Mozilla Firefox et Google Gears).
Qui dans le fond n’apporte pas grand chose
En effet, cela ne donne pas grand chose de nouveau en terme de fonctionnalités réelles: nombreux sont ceux qui liseaient déjà leur emails hors ligne, en utilisant Mozilla Thunderbird et l’IMAP. (Le protocole IMAP est disponible depuis bien longtemps chez Gmail, et l’on ne peut que féliciter Google d’avoir rendu cette fonctionnalité disponible sans supplément de prix, contrairement à certains concurrents…).
Pourquoi je parle bien spécifiquement de l’IMAP et pas de POP3 ? Tout simplement parce que l’IMAP réplique réellement la structure de votre boîte Gmail (avec quelques adaptations : les tags/labels deviennent des dossiers). Ainsi vous n’êtes pas limité à votre “Boîte de Réception” (inbox), vous pouvez accéder au dossier “Tous les messages” et au messages ayant des labels. Vous pouvez même gérer les opérations de déplacement / changements de label depuis votre logiciel favori : les modifications se répercutent ensuite sur les serveurs chez Google. (Pour choisir ce qui est consultable offline ou non, il faut cependant paramétrer correctement votre logiciel).
Ainsi avec un logiciel libre comme Mozilla Thunderbird, il était déjà possible de faire depuis bien longtemps la lecture et la rédaction de messages / réponses en étant offline. La nouveauté réelle est donc plus dans la manière de faire (d’un point de vue technique) que dans les fonctionalités.
